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Sommet canadien de Douleur - un grand

succès !

 

Des médecins, des éthiciens et des spécialistes des droits de la personne réputés mondialement, ainsi que des personnes souffrant de maladie chronique, ont présenté des discours-thèmes exceptionnels devant plus de 200 congressistes réunis à Ottawa le 24 avril 2012, à l’occasion du Sommet canadien sur la douleur.

 

Vous aussi pouvez bénéficier de leurs présentations, qui ont été enregistrées et sont maintenant diffusées en ligne. Pour en savoir plus, veuillez visiter le

http://event.on24.com/r.htme=454868&s=1&k=004587C6FDC41BA462D8908E3EA1DA94.

 

En cliquant simplement sur le lien précédent, vous pourrez visionner les discours-thèmes du Sommet.

 

 

 

APPEL À L’ACTION :

La nécessité d’une stratégie nationale de lutte contre la

douleur pour le Canada

Croyez-vous que tous les enfants canadiens doivent profiter des pratiques exemplaires en matière de traitement de la douleur?

 

Si vous deviez subir une chirurgie, tiendriez-vous à recevoir le traitement approprié à la douleur postopératoire?

 

Si vous vous rendiez à une salle des urgences en raison d’une blessure douloureuse, souhaiteriez-vous être certain que vos maux seront évalués et pris en charge correctement?

 

Souhaitez-vous que votre médecin ou votre professionnel de la santé soit à tout le moins aussi bien formé qu’un vétérinaire lorsqu’il s’agit de traiter la douleur?

 

Si votre réponse à l'une ou à l'autre de ces questions est oui, veuillez visiter notre site Web de nouveau le 15 décembre 2011 et appuyer la Stratégie nationale de lutte contre la douleur pour le Canada (SNLCDC). La SNLCDC est commanditée par la Société canadienne de la douleur (SCD) et la Coalition canadienne contre la douleur (CCD).

Faites-vous entendre!

 

 

 

 

 

Téléchargez l’affiche Appel à l’action dès

aujourd’hui

 

Le Comité de direction du Sommet vous invite à présenter l’affiche Appel à l’action à un endroit bien en vue, de sorte que tous les Canadiens, d’un océan à l’autre, puissent exhorter leur député à financer et à appuyer la Stratégie nationale de lutte contre la douleur pour le Canada (SNLDC).

 

 

 

 

L'accoutumance aux médicaments

d’ordonnance est un problème sociétal

complexe.

 

La Stratégie nationale de lutte contre la douleur

présente l’esquisse d’une solution.

Toronto, Ontario – 21 février 2012 – La Société canadienne de la douleur (SCD) salue l’élaboration d’une formulation dissuasive d’abus d’un antidouleur visant à réduire les torts provoqués par l’usage impropre ou le mésusage des médicaments sur ordonnance. Cela constitue une stratégie importante, mais nous croyons que la diminution du mauvais usage, de l'abus et du détournement des opioïdes relève de la responsabilité de chacun, entre autres, des professionnels de la santé, du système de santé, des établissements universitaires, des patients, des communautés, de l’industrie pharmaceutique, des organismes dirigeants, des organismes d'application de la loi, du système judiciaire et des médias.

 

Il est essentiel de coordonner une réponse stratégique mettant à profit tous les intervenants, car la dépendance est un problème sociétal complexe. Les principaux intervenants de la SCD ont participé au Dialogue national sur le mauvais usage des médicaments d’ordonnance, commandité par le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies. Ce groupe d'intervenants s’est réuni deux fois au cours de l’année qui s’est écoulée (sa plus récente réunion ayant eu lieu les 1er et 2 février 2012) afin d’élaborer des stratégies multilatérales efficaces réduisant les torts provoqués par le mauvais usage des médicaments d’ordonnance sans pour autant nuire aux gens souffrants qui ont besoin de ces médicaments essentiels à leur traitement. Nous ne pouvons laisser les gens souffrant de douleurs graves subir les dommages collatéraux de la guerre menée contre le mauvais usage des médicaments d’ordonnance.

 

« Entre six et sept millions de Canadiens souffrent de troubles de la santé chroniques et douloureux, de niveau modéré à grave. De plus, de nombreuses personnes subissent des interventions chirurgicales, des traumatismes douloureux ou des douleurs liées au cancer, et les opioïdes sont souvent les meilleures solutions pour traiter les cas sérieux de douleur », a affirmé la Dre Mary Lynch, coprésidente du Sommet canadien sur la douleur et présidente sortante de la SCD. « La douleur est encore sous-estimée et mal traitée dans notre société. Cette situation est causée par plusieurs facteurs, notamment le manque de formation adéquate en matière de soulagement de la douleur dans nos écoles de médecine (les vétérinaires reçoivent cinq fois plus de formation en matière de soulagement de la douleur que les médecins) et le manque d’accès subventionné aux traitements non médicamenteux pour soulager la douleur, tels que la physiothérapie, la psychologie ou les équipes multidisciplinaires de traitement de la douleur, et ce, lorsque des douleurs chroniques complexes apparaissent. Nos enfants vivent aussi cette situation. De fait, la plupart des enfants canadiens n’accèdent pas aux pratiques exemplaires en matière de traitement de la douleur. Cette situation est inacceptable dans un pays comme le Canada qui s’est doté d’un système de santé complet. Nous devons immédiatement régler cet enjeu chronique en matière de santé. »


En partenariat avec la Coalition canadienne contre la douleur (CCD) et plusieurs autres intervenants en matière de douleur, la SCD a élaboré un plan visant à offrir une solution en créant la Stratégie nationale de lutte contre la douleur. Veuillez visiter le www.canadianpainsummit2012.ca/fr/accueil.aspx pour obtenir plus de renseignements et manifester votre appui dès aujourd’hui.

 

Au sujet de la Stratégie nationale de lutte contre la douleur

Le moment est venu pour tous les Canadiens de s’élever contre la douleur. Le premier Sommet canadien sur la douleur se tiendra le 24 avril 2012 à Ottawa. Il est essentiel que le Canada prenne un rôle de premier plan dans l'élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la douleur et qu’il la mette en œuvre de concert avec les patients souffrants. Nous conseillons vivement à la population canadienne de visiter le www.canadianpainsummit2012.ca/fr/accueil.aspx et d'appuyer la Stratégie nationale de lutte contre la douleur.

 

Au sujet de la Société canadienne de la douleur

La Société canadienne de la douleur est, depuis 1982, une section de l’Association internationale pour l’étude de la douleur. L’objectif de la SCD consiste à promouvoir et à favoriser la recherche sur les mécanismes de la douleur et les syndromes connexes ainsi que l’amélioration de la prise en charge des patients souffrant d’une douleur aiguë et chronique en réunissant des experts en sciences fondamentales et des professionnels de la santé, de disciplines et d’horizons divers qui s'intéressent à la recherche et à la gestion de la douleur. (www.canadianpainsociety.ca /@CanadianPain)

 

Pour obtenir plus renseignements ou planifier une entrevue, veuillez communiquer avec :

Rob McEwan Caroline De Silva
Argyle Communications                                     Argyle Communications
416-968-7311, poste 242                                   416-968-7311, poste 231

rmcewan@argylecommunications.com cdesilva@argylecommunications.com

 

 

 

 

 

Appel à l’action : Les raisons pour lesquelles le

Canada a besoin d’une stratégie nationale de

lutte contre la douleur

 

 

Toronto, ON – 15 décembre 2011 – La douleur chronique constitue une crise de la santé dont on ne se soucie pas suffisamment. Selon les estimations, elle toucherait un Canadien sur cinq. De plus, comparativement à d’autres maladies chroniques telles que la maladie pulmonaire ou la maladie du cœur, c’est à la douleur chronique que l’on associe la pire qualité de vie. On estime qu’au minimum, le coût annuel de la douleur chronique atteint 60 milliards de dollars au Canada, ce qui pèse lourd sur notre économie.

 

Au pays, le traitement de la douleur est souvent médiocre, ce qui a une incidence importante sur la qualité de vie des patients et leur capacité de vaquer à leurs occupations normales. La Société canadienne de la douleur (SCD) et la Coalition canadienne contre la douleur (CCD) ont publié un plan exposant l’impact social, économique et personnel de la douleur chronique sur la population canadienne ainsi que les raisons pour lesquelles la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la douleur est essentielle.

 

La stratégie ciblera quatre volets fondamentaux, notamment la sensibilisation et l’éducation, l’accès, la recherche et la surveillance continue.

 

Le document a été examiné, puis appuyé par divers intervenants concernés par la problématique de la douleur, par exemple Santé Canada, l’Association médicale canadienne, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et la Canadian Association of Retired Persons afin de corriger les lacunes de la prise en charge de la douleur et de réduire au minimum le fardeau qu’elle fait peser sur les Canadiens qui en sont atteints, leur famille et la société.

 

Pour la population canadienne, le moment est venu de s’élever contre la douleur. Le 24 avril 2012, les Canadiens se rassembleront à Ottawa dans le cadre du tout premier Sommet canadien sur la douleur. Il est essentiel que le Canada prenne un rôle de chef de file dans la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la douleur et que les patients qui en sont atteints y participent.

 

Nous conseillons vivement aux Canadiens de visiter le www.canadianpainsummit2012.ca/fr/accueil.aspx afin de signer une déclaration au soutien de la stratégie nationale de lutte contre la douleur.

 

Les représentants des médias sont invités à s’adresser aux membres du comité du Sommet national de la douleur afin d’en apprendre davantage sur les objectifs de la stratégie nationale de lutte contre la douleur et son importance.

 

Qui : Membres du comité du Sommet national sur la douleur (chercheurs et cliniciens)

 

Quoi : Une possibilité de connaître les cibles principales dont la stratégie nationale de lutte contre la douleur traitera.

 

Quand : À partir du 15 décembre 2011

 

Comment : Des entrevues téléphoniques ou en personne

 

Au sujet de la Société canadienne de la douleur

(www.canadianpainsociety.ca /@CanadianPain)

La Société canadienne de la douleur est, depuis 1982, une section de l’Association internationale pour l’étude de la douleur. L’objectif de la SCD consiste à promouvoir et à favoriser la recherche sur les mécanismes de la douleur et les syndromes connexes ainsi que l’amélioration de la prise en charge des patients souffrant d’une douleur aiguë et chronique en réunissant des experts en sciences fondamentales et des professionnels de la santé, de disciplines et d’horizons divers, qui s'intéressent à la recherche et à la gestion de la douleur.

 

À propos de la Coalition canadienne contre la douleur (www.canadianpaincoalition.ca/index.php/fr/)

La Coalition canadienne contre la douleur (CCD) est LA voix des personnes aux prises avec des symptômes douloureux à l'échelle nationale. Incorporée en 2004 comme organisme à but non lucratif, la CCD réunit des groupes de défense des patients souffrants, des personnes et des professionnels de la santé qui s’occupent de personnes aux prises avec la douleur, ainsi que des scientifiques à l'affût de meilleurs traitements de la douleur. La CCD préconise l'amélioration continue de la compréhension, de la prévention, du traitement et de la prise en charge de tous les types de douleur au Canada. Pour ce faire, elle met en œuvre des activités d'information et de sensibilisation sur la douleur, ainsi que des initiatives de défense des intérêts des patients. En 2004, la CCD a obtenu du Sénat la tenue de la Semaine nationale de la sensibilisation à la douleur.

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Pour obtenir plus renseignements ou planifier une entrevue, veuillez communiquer avec :

 

Kristina Rikunova

Argyle Communications

416 968-7311, poste 243 243

krikunova@argylecommunications.com

 

ou

 

Caroline De Silva

Argyle Communications

416 968-7311, poste 231

cdesilva@argylecommunications.com

 

 

 

 

 

Sommet canadien sur la douleur 2012  

« L’accès à des soins pour soulager la douleur est un droit

humain fondamental. »

Extrait de la Déclaration de Montréal, AIED – Association internationale pour l’étude de la douleur – 3 septembre 2010.

 

 


Chateau Laurier Hotel Hôtel Fairmont Château Laurier, Ottawa, ON Le tout premier Sommet canadien sur la douleur se tiendra le mardi 24 avril 2012 à l’hôtel historique Fairmont Château Laurier d’Ottawa en Ontario au Canada.

Levez-vous et prêtez votre voix au soutien de cette initiative qui revêt une importance cruciale. Votre appui précieux aidera la Société canadienne de la douleur (SCD) et la Coalition canadienne contre la douleur (CCD) à veiller à ce que toute la population canadienne puisse profiter de la recherche et des traitements de pointe pour surmonter la douleur chronique


Conférenciers invités dont la participation est

confirmée

Dr. Margaret Somerville

 

Dr. Margaret Somerville

Éthicienne médicale réputée, passionnément engagée envers le droit de la personne d’accéder à la prise en charge adéquate de la douleur, la Dre Margaret Somerville prononcera un discours-programme lors du Sommet canadien pour la douleur 2012. La Dre Somerville est la directrice fondatrice du Centre de médecine, d'éthique et de droit de l'Université McGill sis à Montréal, au Québec.

 

 

 Dr. Michael Cousins

 

Dr. Michael J. Cousins

À l’occasion du Sommet, le Dr Michael J. Cousins, professeur d’anesthésie à l’Université de l’Australie et président du Sommet pour la douleur de l’Australie qui a eu lieu en mars2010, nous entretiendra de l’expérience australienne et partagera avec nous ses observations sur les progrès accomplis en matière de prise en charge de la douleur dans son milieu.

 

 

 

 

Dr. Kathleen Foley

 

Dr. Kathleen Foley

La Dre Kathleen M. Foley est neurologue au service de soins palliatifs et de traitement de la douleur du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center, situé à New York. Elle nous entretiendra des initiatives internationales relatives à la douleur provoquée par le cancer.

 

 

 

 

Jonathon Cohen Jonathan Cohen

Me Jonathan Cohen, LL.B., directeur de projet de la Law & Health Initiative, une division du programme de santé publique des Open Society Foundations, présentera un exposé relatif au traitement de la douleur à titre de droit fondamental de la personne.

 

 

 

L’ARTHRITE : la maladie oubliée qui engloutit annuellement

des milliards de dollars au Canada

 

(TORONTO) Le 27 octobre 2011 – On appelle l’arthrite la maladie invisible, mais ses répercussions douloureuses sur la vie des patients et ses incidences économiques pour la société canadienne sont tout sauf abstraites.

 

Selon un nouveau rapport de l’Alliance de l’arthrite du Canada, plus de 4,6 millions de Canadiens souffrent d’arthrite. On calcule par ailleurs que les deux principales formes de cette maladie destructrice des articulations ont imposé l’an dernier à l’économie canadienne un fardeau de 33 milliards de dollars en dépenses de santé et en perte de productivité.

 

Le rapport, qui s’intitule L'impact de l'arthrite au Canada : aujourd'hui et au cours des 30 prochaines années, prédit que ces chiffres pourraient augmenter de façon exponentielle au cours des décennies à venir étant donné qu’une proportion plus élevée de la population vieillissante du Canada sera affligée de cette maladie.

 

« Oui, je crois que les gens seront surpris », affirme la Dre Dianne Mosher en faisant référence aux coûts de 33 milliards de dollars. « Mais le nombre de Canadiens atteints d’arthrose – on en compte actuellement 4,4 millions, et on en comptera 10 millions dans 30 ans – constitue une part importante de la population. »

 

La Dre Mosher, rhumatologue de Calgary et coauteure du rapport, a indiqué que la douleur associée à la fois à l’arthrose et à l'arthrite rhumatoïde peut entraîner une perte de mobilité et une incapacité à accomplir les tâches quotidiennes que la plupart des gens tiennent pour acquises. « Ces conséquences sont certainement attribuables en partie à la difficulté à marcher et à se tenir debout occasionnée par les articulations touchées », a-t-elle affirmé, ajoutant que la douleur chronique peut perturber le sommeil et provoquer la fatigue et la dépression.

 

Pourtant, en dépit des millions de personnes qui en souffrent et de ses répercussions économiques, on consacre peu d’attention à l’arthrite sous ses nombreuses formes par rapport à des maladies telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires. Cela s’explique peut-être en partie parce que ces maladies mettent la vie en danger, tandis que l’arthrite menace en règle générale la qualité de vie des patients. « Dans notre domaine de spécialisation, les patients ne meurent pas », de dire la Dre Claire Bombardier, directrice de la division de rhumatologie de l’Université de Toronto.

 

« Nos patients vivent dans la douleur, une douleur souvent silencieuse et invisible, et le tout se révèle de façon évidente lorsque rien ne va plus. Ils doivent abandonner leur emploi ou sont abandonnés par leur conjoint. Les répercussions sur la vie sont très diverses : les gens sont forcés de déménager (parce que), ils ne sont plus capables de monter et de descendre les escaliers, ils ne sont plus capables d’aller aux toilettes et ils ont besoin que d’autres personnes les aident. »

 

Anne Fouillard, 60 ans, a perdu 7 ans de sa carrière de conseillère en développement international en raison de l'arthrose, qui s’est d’abord manifestée dans ses genoux lorsqu'elle avait 30 ans, puis qui a migré vers ses hanches et son dos. « Au pire stade, on est complètement invalide », a-t-elle affirmé depuis son domicile de Kingsburg, en Nouvelle-Écosse. La douleur et la rigidité de ses articulations, ainsi qu'une extrême fatigue l’ont confinée à un fauteuil roulant pendant deux ans avant qu'elle subisse un remplacement des deux hanches à l’âge de 51 ans, puis une chirurgie de fusion des vertèbres il y a quatre ans.

 

Son incapacité à travailler lui a donné le sentiment d'être invalide et elle estime à un demi-million de dollars le coût de ces années perdues. « C’est ce que le fait de ne pas être une personne entièrement fonctionnelle m’a coûté et a coûté à l’État », a ajouté Mme Fouillard, expliquant que son incapacité à travailler l'avait empêchée de contribuer par ses impôts aux coffres de l'État.

 

La Dre Mosher a indiqué que l’Alliance de l’arthrite travaille à une stratégie de prévention de cette affection et d’amélioration des traitements, en particulier pour l’arthrose, qui affecte les articulations telles que les genoux et les hanches en déformant les os et en entraînant l’inflammation des tissus environnants.

 

« Nous ne disposons pas de projectile ni de pilule magiques contre la douleur », a-t-elle dit, soulevant la nécessité d'élaborer des médicaments plus efficaces. Mais une combinaison d’exercices de renforcement musculaire et d’activité physique peut contribuer à maîtriser les symptômes. « La chirurgie de remplacement des articulations fait une énorme différence pour ce qui est d’un retour à la vie normale chez les personnes qui subissent un remplacement des hanches et des genoux », d'ajouter Dianne Mosher.

 

Au chapitre de la prévention, le rapport évoque la nécessité de concevoir une stratégie de réduction des taux élevés d'obésité au Canada étant donné qu’une surcharge pondérale peut entraîner de l’arthrite dans les articulations portantes telles que les genoux. En ce qui concerne l’arthrite rhumatoïde, une maladie autoimmune causant de l’inflammation dans toutes les articulations du corps, il existe des médicaments très efficaces. Mais il faut faire davantage afin d’assurer le diagnostic adéquat des patients et le traitement précoce de la maladie, ajoute-t-elle.

 

L’Alliance de l’arthrite, qui a publié son rapport mardi à l’occasion d’un congrès scientifique tenu à Québec, demande aux responsables des politiques gouvernementales, aux entreprises et à l'industrie de l'assurance de se joindre aux groupes de revendication dans la création d’une stratégie nationale de réduction du fardeau de l’arthrite sur la population canadienne.

 

La première étape, soutient Mme Mosher, consiste à changer la perception de la société selon laquelle l’arthrite est un problème avec lequel les personnes atteintes doivent simplement apprendre à composer. « Je crois que nous devons envisager l’arthrite plus sérieusement », convient Mme Fouillard, en ajoutant en avoir assez de voir les gens atteints d’arthrite se faire dire que si elles continuent à bouger, tout ira bien. « Je crois que le moment est venu de prendre les choses en main et de traiter cette affection comme la maladie invalidante qu’elle est en réalité. »

 

 

 

Mission du Sommet : Travailler ensemble pour améliorer le traitement de la douleur pour tous les Canadiens.

 

Rapports et mémoires

 

L’orage gronde près de nous

Chers rédacteurs,

 

L’article de Sharon Kirkey, intitulé Oxycontin’s removal could cause a whole new set of problems, publié hier, souligne la dynamique qui conduira inévitablement à l’orage du siècle. D’un côté, nous nous trouvons devant un problème de toxicomanie qui perdure, et de l’autre, devant l’obstacle que constitue l’ignorance généralisée du traitement de la douleur.

 

Dans son article, Mme Kirkey cite des experts selon lesquels restreindre l'accès ne règlera aucunement le problème de l'abus et de la toxicomanie, mais le transformera plutôt en une autre situation épineuse. Elle y souligne aussi que les médecins ne reçoivent pas une formation suffisante sur la prescription d’opioïdes ni sur les cas dans lesquels ils sont indiqués.

 

Il s’agit d’une réalité, pour nos médecins, s’entend. Les vétérinaires reçoivent cinq fois plus de formation sur la prise en charge de la douleur que nos médecins. La population canadienne ne jouit pas d’un accès adéquat au traitement de la douleur aiguë et chronique (notamment provoquée par l’arthrite) ni de la douleur cancéreuse, et cette situation prendra des proportions épidémiques.

 

Le moment est venu d’appuyer une stratégie nationale de lutte contre la douleur. Pour obtenir plus de renseignements, visitez le /fr/accueil.aspx.

 

 Je vous prie d’agréer mes sincères salutations.

 

Dre Mary Lynch, coprésidente

Sommet canadien sur la douleur

- et -

présidente sortante

Société canadienne de la douleur

 

 

FICHE D’INFORMATION ‐ LA DOULEUR AU CANADA

Au Canada, le traitement de la douleur est inadéquat

  • Malgré nos connaissances et les moyens technologiques dont nous disposons, les Canadiens continuent de souffrir après une intervention chirurgicale et ce, même dans les meilleurs hôpitaux du pays.
  • Seulement 30 p. 100 des médicaments prescrits sont administrés après une intervention,  50 p. 100 des patients ayant des douleurs d’intensité modérée à forte ne reçoivent aucun traitement contre la douleur et la situation est loin de s’améliorer (Watt‐Watson, Stevens et coll., 2004; Watt‐Watson, Choinière et coll., 2010).
  • Il existe de plus en plus de preuves que de nombreuses interventions chirurgicales courantes causent des douleurs persistantes qui finissent par devenir chroniques (Kehlet, Jensen et coll., 2006).
  • La douleur traitée inadéquatement compromet le fonctionnement du système immunitaire, favorise l’apparition de tumeurs, ralentit la guérison et fait augmenter le taux de morbidité et de mortalité post‐chirurgicales (Liebeskind 1991).
  • Un Canadien sur cinq souffre de douleur chronique, les enfants ne sont pas épargnés et la prévalence augmente avec l’âge (Moulin, Clark et coll., 2002; Schopflocher, Jovey et coll. 2010).
  • De nombreux survivants du cancer ou du sida vivent plus longtemps; mais ils ont une piètre qualité de vie en raison des douleurs chroniques associées à la maladie et des traitements causant des lésions nerveuses irréversibles.  (Levy, Chwistek etcoll., 2008; Phillips, Cherry et coll., 2010).
  • La qualité de vie chez les personnes souffrant de douleur chronique est nettement inférieure à celle des personnes atteintes d’autres affections chroniques, comme une maladie pulmonaire ou cardiaque (Schopflocher, Jovey et coll., 2010).
  • Chez les personnes souffrant de douleur chronique, le risque de suicide est deux fois plus élevé que chez les personnes qui n’en ont pas (Tang et Crane, 2006).
  • Une étude récente sur des décès survenus en Ontario et reliés à la prise d’agents opioïdes (analgésiques narcotiques) a révélé des faits troublants à savoir que le nombre de décès reliés à la prise d’analgésiques augmente, que la plupart des personnes décédées avaient consulté un médecin (dans une salle d’urgence ou un cabinet) dans les 9 à 11 jours avant leur décès et que lors de la dernière consultation, le médecin avait diagnostiqué un trouble de santé mentale ou un syndrome douloureux Dans presque le quart des cas, le coroner a déclaré que le suicide avait été la cause du décès (Dhalla, Mamdani et coll., 2009).
  • Les étudiants en médecine vétérinaire reçoivent trois fois plus d’heures de formation sur la douleur que les professionnels en santé humaine et cinq fois plus que les étudiants en médecine humaine (Watt‐Watson, McGillion et coll., 2009).
  • Au Canada, l’aide financière accordée à la recherche sur la douleur est insuffisante (Lynch, Schopflocher et coll., 2009).

 

 

Mémoire à la commission parlementaire sur les soins palliatifs et de compassion 



CLIQUEZ SUR le titre pour obtenir un exemplaire de ce mémoire important remis au gouvernement fédéral – 19 octobre 2010.

 

L’automne dernier, la Dre Mary Lynch, présidente de la Société canadienne de la douleur (SCD) et coprésidente du Sommet canadien sur la douleur 2012, et Lynn Cooper, présidente de la Coalition canadienne contre la douleur (CCD) ont présenté des exposés devant le comité fédéral permanent sur les soins palliatifs et de compassion. Les coprésidents de ce comité tripartite sont Harold Albrecht, député de Kitchener-Conestoga, Michelle Simsom, députée de Scarborough-Sud-Ouest et Joe Comartin, député de Windsor-Tecumseh.

 

La maîtrise de la douleur

 

« Les gens qui souffrent jouissent du droit à un traitement de lutte contre la douleur pleinement adéquat. En effet, pour le professionnel de la santé, se conduire déraisonnablement en abandonnant une personne à sa douleur constitue un non-respect d’un droit fondamental de la personne. Prodiguer des soins adéquats pour le soulagement de la douleur ne devrait pas susciter d’inquiétudes en matière juridique ou déontologique chez les médecins. De fait, ils devraient plutôt craindre les conséquences déontologiques et juridiques d’un manquement à ce devoir. »

 

Dre Margaret Somerville, directrice du Centre de médecine, d’éthique et de droit de l’Université McGill, Chaire Samuel Gale

 

Extrait de l’exposé de la Dre Somerville intitulé The Case Against Including Euthanasia and Physician-Assisted Suicide as Part of Palliative and Compassionate Care présenté au comité permanent sur les soins palliatifs et de compassion, Montréal, Québec – 20 juillet 2010.